Le chef de l'ONU met en garde contre "un hiver de grogne mondiale à l'horizon"

Antonio Guterres durant la 77e session des Nations unies à New York le 20 septembre 2022. - ANNA MONEYMAKER / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / GETTY IMAGES VIA AFP
Antonio Guterres durant la 77e session des Nations unies à New York le 20 septembre 2022. - ANNA MONEYMAKER / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / GETTY IMAGES VIA AFP

Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a mis en garde ce mardi devant des dirigeants du monde entier contre le risque d'"un hiver de grogne mondiale" en raison des multiples crises qui frappent l'humanité, de la guerre en Ukraine aux impacts du réchauffement climatique.

"La crise du pouvoir d'achat se déchaîne, la confiance s'effrite, les inégalités explosent, notre planète brûle", et malgré tout "nous sommes bloqués par un dysfonctionnement mondial colossal", a déclaré Antonio Guterres à l'ouverture de la semaine de haut niveau annuelle de l'Assemblée générale des Nations unies.

"Nous ne pouvons pas continuer comme ça"

"Ces crises menacent l'avenir même de l'humanité et le destin de la planète", a-t-il estimé. "Ne nous berçons pas d'illusions. Nous sommes dans une mer agitée. Un hiver de grogne mondiale se profile à l'horizon".

Malgré ces dangers, la communauté internationale est "paralysée", a regretté le secrétaire général, décrivant "une menace de divisions dangereuses entre l'Ouest et le Sud".

"Les divisions géopolitiques sapent le travail du Conseil de sécurité, sapent le droit international, sapent la confiance et la foi des populations dans les institutions démocratiques", a-t-il appuyé. "Nous ne pouvons pas continuer comme ça".

Emmanuel Macron attendu à 20 heures

Après le secrétaire général, pendant plusieurs jours, des dizaines de chefs d'Etat et de gouvernement du monde entier vont prendre la parole lors de cette grand-messe diplomatique annuelle qui reprend en personne après deux années perturbées par le Covid-19. Emmanuel Macron doit s'exprimer ce mardi à 20 heures heure française.

Traditionnellement, cette première journée fait la part belle au discours du président américain qui, en tant que dirigeant du pays hôte du siège des Nations unies, s'exprime dans les premiers. Mais exceptionnellement - comme à de très rares occasions par le passé-, ce ne sera pas le cas: Joe Biden, qui était lundi aux funérailles de la reine Elizabeth II, a décalé son intervention à mercredi.

Article original publié sur BFMTV.com