Un chef de clan mafieux italien en cavale depuis 2019 arrêté au Brésil

·2 min de lecture

Le chef de clan mafieux Rocco Morabito, en cavale depuis sa fuite rocambolesque en juin 2019 d'une prison uruguayenne où il attendait d'être extradé vers l'Italie, a été arrêté lundi au Brésil.

Le chef de clan mafieux Rocco Morabito, en cavale depuis sa fuite rocambolesque en juin 2019 d'une prison uruguayenne où il attendait d'être extradé vers l'Italie, a été arrêté lundi au Brésil. Rocco Morabito, haut responsable de la 'Ndrangheta, la redoutable mafia calabraise spécialisée notamment dans le trafic de cocaïne, a été appréhendé à Joao Pessoa (Nord-Est) grâce à une "enquête conjointe entre le Brésil et l'Italie", a annoncé la Police fédérale brésilienne dans un communiqué.

L'un de ses plus proches collaborateurs, Vincenzo Pasquino, présent à ses côtés, a également été arrêté. Selon la police brésilienne, une équipe de policiers italiens s'était rendue dimanche au Brésil en vue de l'arrestation du deuxième criminel en fuite le plus recherché d'Italie, où il a déjà été condamné à 30 ans de prison pour association de délinquants à caractère mafieux. La ministre italienne de l'Intérieur Luciana Lamorgese a souligné mardi que "deux années d'enquêtes complexes et détaillées" avaient été nécessaires pour retrouver ce "dirigeant de la 'Ndrangheta".

Originaire d'Africo, un village du Sud de la Calabre (la "pointe" de la botte italienne), Rocco Morabito, 54 ans, est l'un des responsables les plus importants du clan "Africo Nuovo". Dans les années 1990, il était surnommé le "roi de la cocaïne" à Milan (Nord), la capitale économique italienne, où il gérait le trafic de drogue en provenance d'Amérique du Sud. "Rocco Morabito est impliqué dans l'organisation du trafic de drogue entre le Brésil et l'Europe depuis les années 1990", a confirmé la police brésilienne, qui a annoncé pour mardi une conférence de presse avec des détails sur l'opération.

Faux passeport

La Cour suprême brésilienne avait ordonné l'arrestation de(...)


Lire la suite sur Paris Match