De Chauvet à Lascaux : sur les parois des grottes, bien plus que des scènes de chasse

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Bison, ours, lion, cheval… De Chauvet à Lascaux, l'animal est une figure omniprésente des grottes ornées.

De Chauvet à Lascaux, l'animal est une figure omniprésente des grottes ornées. Bison, ours, lion, cheval… aucun n'a échappé aux "pinceaux" d'Homo sapiens. Ils ont été fixés sur les parois avec un tel souci du détail qu'il est possible de déterminer leur espèce. Mais ces animaux ne sont-ils qu'une représentation de la faune au sein de laquelle vivaient les Hommes, une sorte de guide de chasse ?

Une pratique réglée et ancrée dans des valeurs symboliques, voire spirituelles

Dépeints dans un éventail précis de poses, ils ne représentent pas le gibier le plus traqué. Par ailleurs, la présence d'hybrides (cheval-aurochs) et la prédominance, dans les peintures, de certaines espèces en fonction des régions (cheval en France, biche en Espagne cantabrique) tendent à montrer que cette pratique était réglée et ancrée dans des valeurs symboliques, voire spirituelles.

Chaque animal convoyait une notion particulière, comme un esprit ou une force de la nature

Pour Marc Groenen, professeur de préhistoire à l'Université libre de Bruxelles, chaque animal convoyait une notion particulière, comme un esprit ou une force de la nature. À cela s'ajoute un rôle... pratique : la répartition codifiée des animaux au sein des systèmes de cavernes laisse supposer qu'ils véhiculaient des indications permettant de s'orienter dans les grottes, dont chaque chambre pouvait remplir une fonction précise, pratique ou rituelle.


Par William Rowe-Pirra

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