Les chats pourraient aider à résoudre une enquête criminelle

Cela fait des années que les enquêteurs se servent de l’incroyable odorat des chiens pour démontrer la présence d'un suspect sur une scène de crime. Mais qu’en est-il de leurs meilleurs ennemis, les chats ? Des chercheurs de l’université australienne de Flinders ont récemment découvert qu’ils pouvaient, eux aussi, s’avérer très utiles dans les affaires criminelles.

Heidi Monkman, Roland A.H. van Oorschot et Mariya Goray ont remarqué que ces adorables boules de poils peuvent conserver, dans leur fourrure, des traces du matériel génétique d’une personne qui s’est retrouvée dans leur environnement. Pour arriver à cette conclusion, les scientifiques ont recueilli des échantillons d’ADN humain sur 20 chats domestiques provenant de 15 foyers. Ils se sont rendus chez les différents participants de cette étude pour faire les prélèvements sur place. Le but : voir si des cellules de leur peau s’étaient retrouvées sur leur animal de compagnie par transfert. Les résultats de cette recherche sont publiés dans Forensic Science International : Genetics Supplement Series.

Les chats peuvent conserver, dans leur fourrure, des traces du matériel génétique d’une personne qui s’est retrouvée dans leur environnement. © Omega, Adobe Stock
Les chats peuvent conserver, dans leur fourrure, des traces du matériel génétique d’une personne qui s’est retrouvée dans leur environnement. © Omega, Adobe Stock

Des caresses qui laissent des traces

Les chercheurs ont également demandé aux occupants (humains) de chaque foyer de remplir un questionnaire sur le comportement et les habitudes de leur chat, afin de connaître la fréquence des caresses qu’il reçoit ou encore qui les lui en fait le plus. Des traces d'ADN ont été détectées dans 80 % des prélèvements effectués sur les félins. Heidi Monkman et ses collègues n’ont constaté aucune différence significative entre la quantité d'ADN présente sur le pelage des chats participant à l’étude et le temps écoulé depuis leur dernier contact avec un humain. Ni même la longueur de leurs poils. Par ailleurs, 70 % des profils d’ADN générés par les chercheurs à partir des échantillons prélevés sur les félins étaient...

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