ChatGPT comme outil de triche ? La position du ministère de l'Education nationale

Jakub Porzycki / NurPhoto / NurPhoto via AFP

Le nouveau logiciel de traitement du langage naturel conçu par OpenAI constitue une tentation dangereuse de tricherie pour les étudiants. Sciences et Avenir a sollicité la rue de Grenelle pour connaître sa position sur ce risque lié aux progrès de l'intelligence artificielle.

Circulez, y'a rien à voir. La rue de Grenelle a été sollicité par Sciences et Avenir pour connaître la position officielle du ministère de l'Education nationale face au nouveau risque de tricherie permis par le logiciel ChatGPT. Le programme d'intelligence artificielle conçu par l'organisation américaine OpenAI (cofondée par Elon Musk) produit des contenus textuels de manière automatisée d'une surprenante fluidité. Difficile, voire impossible en effet de réaliser qu'ils ont été produits par une machine. Aussi, ce nouvel outil s'impose comme un instrument redoutable de tricherie, particulièrement pour les collégiens et les lycéens qui pourraient l'employer pour écrire à leur place compositions et autres dissertations. D'ailleurs, dans la ville de New York, ChatGPT est désormais interdit dans les établissements d'enseignement publics.

"ChatGPT n'est pertinent ni pour faire ses devoirs, ni pour progresser"

Et en France ? "Le ministère suit en effet attentivement cette question et les potentielles utilisations de cette innovation dans les écoles, collèges et lycées", écrit le ministère de l'Education nationale à Sciences et Avenir dans un échange de mails. Mais plutôt que d'appeler à son interdiction, la rue de Grenelle insiste surtout sur le fait... qu'il n'est pas dans l'intérêt des jeunes de l'employer ! "Il est évident que des élèves pourraient être tentés d’utiliser ChatGPT comme un outil d’aide à la rédaction de leurs devoirs, tout comme ils vont aujourd’hui sur le web, notamment au lycée, poursuit le ministère. Ce n’est cependant pertinent, ni pour faire ses devoirs, ni pour progresser. D’abord parce que, même si la réponse est censée être « originale », elle est en grande partie stéréotypée ; ensuite, parce que ce qui est demandé aux élèves, c’est une réflexion personnelle et argumentée ; or une intelligence artificielle peut traiter de données factuelles, mais pas produire une analyse personnelle et argumentée ; enfin, parce que toute intelligence artificielle [...]

Lire la suite sur sciencesetavenir.fr

A lire aussi