Le chasselas de Moissac et l'art roaman

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Marion Sauveur, vous nous emmenez ce dimanche matin dans le Tarn-et-Garonne. 

Pour déguster un fruit dont la saison vient d’être lancée. De couleur dorée, il est croquant, sucré et bien juteux et c’est le premier fruit à avoir obtenu, il y a 50 ans, une appellation d’origine protégée. C’est le chasselas de Moissac. J’aurais pu vous parler de vin puisque le chasselas est un raisin à la fois cultivé comme raisin de cuve et raisin de table. Ce cépage donne des vins minéraux et il pousse notamment dans les Alpes, dans le Val de Loire et en Alsace. 

Mais le chasselas de Moissac n’est pas vinifié. On ne parle pas de cépage puisque c’est un fruit mais bien de variété. On le cultive dans le nord du Tarn-et-Garonne et dans le sud du Lot. 

Il a toujours poussé dans la région de Moissac ? 

Non, mais il semblerait que des vignes de chasselas poussaient dans le Bas-Quercy déjà au Moyen-âge. Et on raconte que ce sont des vignes de la région qui ont servi de bouture pour la célèbre Treille du Roy du château de Fontainebleau, un mur de vignes qui a été créé à la demande de François Ier. 

A cette époque, le chasselas à Moissac et dans la région servait principalement pour la consommation familiale. Et on retrouvait les vignes dans les jardins bourgeois principalement comme ornement : en treille ou tonnelle. Et à partir du milieu du XIXe siècle, il s’est mis à être planté pour être vendu avant d’être dévasté par le phylloxéra, puis d’être réintroduit. Dans les années 1930, la ville de Moissac de...


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