Charlotte Casiraghi ressuscite l’écrivaine Lou Andreas-Salomé

Par Christophe Ono-dit-Biot
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Sarah Chiche et Charlotte Casiraghi
Sarah Chiche et Charlotte Casiraghi

« C'était l'été de mes dix-sept ans, dans sa maison de Biarritz. Avec Karl, on avait parlé des Lettres à un jeune poète de Rilke et très vite on en était arrivé à parler à cette femme incroyable, que je n'avais jamais lue. Je suis allée me coucher et le lendemain, derrière ma porte, j'ai trouvé un sac rempli de livres. Notamment un roman de Lou, Jutta. Elle y raconte la découverte de la sexualité à la fin de l'adolescence, dans une écriture très moderne, une autofiction à laquelle seraient mêlées l'atmosphère du conte et l'analyse psychanalytique? » Ainsi parle Charlotte Casiraghi de Lou Andreas-Salomé.

Portrait de l'écrivaine allemande Lou Andreas-Salomé (1861-1937) en 1897 © leemage via AFPL'écrivaine au visage de Madone, à laquelle Karl Lagerfeld l'a initiée, qui fascina tour à tour Friedrich Nietzsche (elle fut son amie), Rainer Maria Rilke (elle fut son amante), et Sigmund Freud (elle fut son élève), et que l'on a, trop souvent, réduite au rang de muse, d'égérie. En oubliant sa propre production littéraire, romans, écrits psychanalytiques, correspondances de haute volée, et « la liberté tellement rare de ce feu brûlant », décrit Charlotte Casiraghi, qui fit flamber les esprits de l'Europe fin de siècle et, mardi soir, ceux des invités réunis dans les salons haute couture de la maison Chanel rénovés par le décorateur Jacques Grange.

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