De Charli XCX à Lorde, la pop dit (enfin) non au diktat de la minceur

“Les gens disent que j’ai l’air heureuse / Juste parce que j’ai maigri / Mais l’ancienne moi est toujours moi et peut-être la vraie moi / Et je pense qu’elle est jolie.”

Ces mots, qui servent d’ouverture au mélancolique Skinny de Billie Eilish, sont révélateurs d’un changement à l’œuvre chez les stars de la pop.

De Charli XCX à Lorde, en passant par Taylor Swift, le New York Times raconte comment les artistes féminines révèlent, “souvent à travers des paroles fortes, saisissantes, et parfois perturbantes, les pressions qu’elles ont pu ressentir pour paraître plus minces”.

Lorde, à New York, le 22 juillet 2021. La chanteuse et compositrice a sorti son troisième album, “Solar Power”, après une pause de quatre ans. . PHOTO JUSTIN J WEE/THE NEW YORK TIMES
Lorde, à New York, le 22 juillet 2021. La chanteuse et compositrice a sorti son troisième album, “Solar Power”, après une pause de quatre ans. . PHOTO JUSTIN J WEE/THE NEW YORK TIMES

“Les incitations à la minceur peuvent être épuisantes pour les jeunes artistes s’attaquant à l’un des derniers vrais tabous du milieu de la pop : parler de troubles du comportement alimentaire et de dysmorphie corporelle”, juge le quotidien américain.

“Ces deux dernières années, alors que certains médicaments comme l’Ozempic sont utilisés comme des traitements pour la perte de poids, quantité de célébrités et influenceurs apparaissent remarquablement plus minces sur leurs photos.”

Le quotidien américain “The New York Times”

En proie à des standards de beauté inhumains alimentés par les réseaux sociaux, depuis quelque temps, les vedettes de la pop évoquent en chanson les troubles du comportement qui les affectent.

“J’ai commencé à sauter le déjeuner, puis à ne plus manger de gâteau pour mon anniversaire”, chante par exemple Olivia Rodrigo dans le titre Pretty Isn’t Pretty, sorti en 2023.

De même, lors d’une apparition sur le remix de Girl, So Confusing de Charli XCX, l’artiste néo-zélandaise Lorde a avoué que les fluctuations de son poids l’avaient amenée à se tenir à l’écart de la scène publique.

Elle chante : “Ces deux dernières années, j’ai été en guerre contre mon corps. /J’ai essayé de m’affamer pour devenir plus mince, puis j’ai repris tout le poids.”

“Ces chansons font
figure d’exception.
La peur d’être
stigmatisée si l’on
aborde les troubles
du comportement
alimentaire
– et la crainte de
ne pas en parler
avec les bons mots –
a créé une forme
d’omerta.”

[...] Lire la suite sur Courrier international