Charles Sobhraj, dernières nouvelles du "Serpent"

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Aujourd’hui, l’épopée sanglante de Charles Sobhraj fait l’objet d’une série qui cartonne sur Netflix, avec Tahar Rahim dans le rôle-titre. Match vous raconte la suite de l’histoire, la « saison 2 » d’un périple qui, entre deux cavales, emmène « le tueur de Bikini » des geôles indiennes à une prison népalaise… où il croupit encore, à 77 ans.

De ses yeux, jadis, on disait qu’ils véhiculaient un message plus puissant que les mots. Aujourd’hui, leur flamme sombre ne scintille guère. Dissimulés sous d’épaisses lunettes teintées, ils n’expriment que tristesse et hébétude. Être et avoir été. Sur ses rares photos volées, hors des murs du pénitencier Jagannath Dewal, au cœur de Katmandou, Charles Sobhraj a perdu de sa superbe.

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L’ébène ondoyant de ses longs cheveux noirs où dansait la lumière a laissé la place à un crâne lisse ourlé de pauvres mèches éparses gris poussière. Oubliées, sa gueule d’amour et sa belle allure de dandy hiératique si avenant. Coiffé tantôt d’une gavroche à carreaux, tantôt d’une casquette de base-ball à large visière, le visage dissimulé sous une étoffe chamarrée, le « tueur de Bikini », comme il était surnommé au Népal, apparaît voûté et fatigué. Le Serpent, autre surnom de celui dont l’équipée sauvage triomphe sur les écrans de Netflix, n’a plus trop le loisir de mordre.

Sobhraj vit dans une des huit cellules VIP du bagne-forteresse, celles où sont incarcérés les personnalités et les détenus d’opinion

Le 6 avril dernier, c’est seul, dans le quartier de haute sécurité du « Golghar », « la Rotonde » en népali, où il est placé en isolement total depuis 2003, que Sobhraj a fêté ses 77 ans d’un dal bhat, bouillon de lentilles agrémenté d’un curry masala. « Chaque mois, confie Basanta, un de ses geôliers, on lui distribue 22 kilos de riz, des lentilles et des légumes. Il doit faire lui-même sa popote. Il n’a aucun contact avec les 1 700 autres prisonniers. Trop peur de sa mauvaise influence ! » « Mister Charles est un malin, poursuit Grija, un autre maton. Il(...)


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