Charles Gave, millionnaire proche de l'extrême droite, prête 300.000 euros à Éric Zemmour

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Le polémiste commence à engranger ses premiers soutiens financiers importants. À commencer par celui de Charles Gave, un millionnaire qui a un temps soutenu Nicolas Dupont-Aignan.

L'homme d'affaires Charles Gave prête 300.000 euros à Éric Zemmour pour sa probable campagne présidentielle. Ce soutien n'est pas une surprise, l'entrepreneur aux positions identitaires n'ayant cessé de soutenir l'essayiste depuis le printemps. Le millionnaire, proche de l'extrême droite, a toutefois attendu qu'il décolle dans les sondages pour participer financièrement à sa candidature.

"Éric a un courage physique insensé. Et comme disait Napoléon: le courage est la seule vertu qu'on ne peut pas feindre. Et puis il aime son pays comme un fou", explique Charles Gave au Point qui a révélé l'information, confirmée par BFMTV.

Ancien soutien de Debout la France

Le financier qui a fait fortune à Londres, après son départ de la France quelques jours après l'élection de François Mitterrand, a un temps soutenu Nicolas Dupont-Aignan. 

De retour en France en 2015, il se rapproche du patron de Debout la France, dont il est, un temps l'un des plus proches conseillers. Sa fille, Emmanuelle Gave, elle-même adhérente, devait figurer en quatrième position sur la liste des élections européennes du parti 2019, tout comme son père.

Accusée d'avoir posté à de multiples reprises des tweets racistes, elle est finalement retirée des listes du parti. Alors que l'entrepreneur devait contribuer à hauteur de 2 millions d'euros à la campagne d'après L'Opinion, il retire finalement son soutien après l'exfiltration d'Emmanuelle Gave.

"Une chaîne YouTube depuis la Russie"

Ce partisan de l'union de toutes les droites - des plus modérées aux plus extrêmes- est également le président-fondateur de l'Institut des libertés, qui vise à "recruter et former des étudiants courageux pour servir la France", d'après ses propres termes. 

Son soutien à Éric Zemmour est acté depuis le début du printemps, lorsqu'il s'est rapproché du polémiste.

Il avait d'ailleurs déclaré dans un entretien à Paris Match que sa campagne "ne coûtera(it) pas cher, on lancera une chaîne YouTube depuis la Russie et on se débarrassera des sangsues, des brigands, de la haute fonction publique."

Mais il semblait tarder à participer financièrement. "Il n'a pas encore donné un kopeck", se plaignaient des proches de l'essayiste en septembre dernier, rapporte Le Point.

Le sondage qui place l'ancien journaliste du Figaro pour la première fois en capacité de se qualifier au second tour a probablement changé la donne.

Article original publié sur BFMTV.com

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