Charles de Gaulle : il y a 50 ans, le général s'effondrait

Le 9 novembre 1970 était une journée ordinaire à la Boisserie, à Colombey-les-Deux-Églises (Haute-Marne). Le général de Gaulle écrit durant quatre heures à son bureau, puis, en attendant le journal de 20 Heures, s'autorise une partie de cartes. Il se plaint alors d'une vive douleur. Sa femme prévient le médecin, le prêtre, mais il est déjà trop tard : le chef de la France libre vient de succomber d'une rupture d'anévrisme, à l'aube de ses 80 ans. De Gaulle ne voulait aucun hommage national Afin de prévenir la famille, la mort soudaine de l'ancien président sera tenue secrète toute la nuit. L'Élysée ne sera informée qu'au lendemain. Peu avant midi, le 10 novembre, le président Georges Pompidou s'adresse aux Français à la télévision et déclare : "La France est veuve". Dans son testament, écrit 18 ans plus tôt, de Gaulle écrit qu'il ne veut aucun représentant de l'État pour ses obsèques, ni aucun hommage national. "De Gaulle n'aimait pas les honneurs, il n'aimait pas les dorures, il n'aimait pas le palais de l'Élysée", explique Patrice Duhamel, journaliste et co-auteur de la série De Gaulle, l'éclat et le secret.