En Charente-Maritime, la filière ostréicole très impactée par la fermeture des restaurants

L’huître fait partie des indémodables de la table pour le repas de Noël. Mais malgré ce statut, ses producteurs connaissent des difficultés en raison du reconfinement et de la fermeture des restaurants. Dans cet atelier de Charente-Maritime, on s’active, mais un peu moins que les années précédentes. "Normalement à l’époque actuelle, elles sont huit à travailler et trier. Là pour l’instant, elles ne sont que quatre et on ne sait pas où on va, ce que ça va donner. Les restaurants ne vont visiblement pas rouvrir pour les fêtes, donc ça va nous faire beaucoup de volumes de vente en moins", s’inquiète Mathieu Mureau, ostréiculteur. Les ventes directes comme solution Les restaurants représentent 25% des commandes pour son entreprise familiale. Alors la perspective d’une réouverture plutôt en janvier n’est pas une bonne nouvelle. Pour écouler les stocks, il va falloir compter sur la grande distribution mais aussi sur la vente directe : "La vente directe faite par les ostréiculteurs fonctionne plutôt très bien sur les marchés français, estime Laurent Chiron, du groupement qualité Huîtres Marennes Oléron. On voit une progression des ventes, c’est plutôt bien. Ça peut être un moyen d’écouler un peu plus de production pour certains". En Charente-Maritime, la filière représente 4 500 emplois directs.