Chaque seconde, l’équivalent d’un terrain de foot de forêt tropicale humide disparaît

Nathalie Mayer, Journaliste
·2 min de lecture

Entre les forêts et l’atmosphère, le carbone circule naturellement. Il est d’une part stocké — dans la biomasse, dans les matières organiques et dans les sols — lorsque les forêts vivent et se développent et d’autre part émis par la déforestation ou lorsque surviennent des incendies ou des tempêtes. Longtemps, le bilan global des forêts au niveau mondial est resté positif. Mais cela pourrait changer. Deux études montrent en effet aujourd’hui que les forêts tropicales humides sont plus que jamais en danger.

Selon les travaux commandités par l’organisation non gouvernementale, Rainforest Foundation Norway, l’exploitation forestière et la conversion des terres — surtout à des fins agricoles — ont anéanti 34 % des forêts tropicales humides primaires. Elles en ont dégradé — partiellement détruites ou détruites puis remplacées par des forêts secondaires — 30 % de plus, les laissant plus vulnérables aux feux de forêt ou à de prochaines exploitations.

L’ennui, c’est que plus la forêt tropicale est attaquée, plus le réchauffement climatique fragilise les parcelles restantes. « C’est un cycle terrifiant », commente à Reuters, Anders Krogh, auteur principal du rapport. Encore un peu plus depuis l’arrivée au pouvoir de Jair Bolsonaro et le déploiement de sa politique peu favorable à la protection de l’environnement et de laquelle la lutte contre la déforestation est totalement absente.

L’étude souligne que plus de la moitié des destructions de forêts tropicales depuis 2002 se situent du côté de l'Amazonie ou dans ses environs immédiats. Mais que la forêt amazonienne se pose aussi comme notre meilleur espoir de préserver les forêts tropicales. Avec ses voisines — les forêts de l’Orénoque et la forêt tropicale andine —, elle représente en effet 73,5 % des forêts tropicales primaires encore existantes.

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