"Chaque jour je descendais un peu plus aux enfers" : avant le procès de Georges Tron, une plaignante raconte son "calvaire"

Violaine Jaussent
Après un faux départ en décembre 2017, le procès pour viols de Georges Tron s’ouvre mardi 23 octobre. Franceinfo a rencontré Eva Loubrieu, l’une des deux employées municipales qui porte les accusations contre le maire de Draveil (Essonne).

"Ma vie n'est rien depuis 2006. Je survis." La voix rauque d'Eva Loubrieu résonne dans la pièce où nous la rencontrons, lundi 8 octobre. Les jambes croisées et le visage fermé, elle raconte son quotidien brisé, sa vie qui a basculé le jour où elle est entrée dans la permanence parlementaire de Georges Tron. Douze ans plus tard, le maire de Draveil (Essonne) et son ancienne adjointe à la Culture, Brigitte Gruel, sont renvoyés devant la cour d'assises de Seine-Saint-Denis. Après un report du procès en décembre 2017, ils sont jugés pour viols et agressions sexuelles du mardi 23 octobre au vendredi 16 novembre. Tous deux contestent tous les faits et clament leur innocence.

Eva Loubrieu, elle, affirme que Georges Tron lui imposait des "parties sexuelles à trois", avec Brigitte Gruel, sous couvert de réflexologie plantaire. Une passion pour les massages de pieds qui a suscité nombre de détournements et de caricatures au moment de sa révélation au grand public. "Ce ne sont pas des histoires de pieds. Tout a été amenuisé", rétorque Eva Loubrieu.

"Douze ans après, je ne dors toujours pas la nuit. Je souhaite juste que ça cesse", souffle la quadragénaire. En juillet 2017, elle s'est installée près de Poitiers. "J'étais tranquille, puis on m'a reconnue. Certaines personnes ont tapé mon nom dans (...)

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