Chaque degré de plus, c’est au moins 50 % de risque de déplacement de populations en plus !

Nathalie Mayer, Journaliste
·2 min de lecture

Les inondations sont la première cause de déplacement des populations. À elles seules, elles comptent pour moitié des 288 millions de personnes déplacées depuis 2008 suite à un événement climatique. Et pour plus de 60 % de plus que les déplacements causés par les guerres ou les conflits. C’est un premier paramètre. Le second est que les inondations sont influencées par le changement climatique. Les deux ont encouragé une équipe internationale de chercheurs à mieux comprendre les risques à venir en la matière.

Ils ont travaillé sur des modélisations du climat, de l’hydrologie et des inondations pour quantifier l’effet du réchauffement climatique sur le risque de déplacement des populations. Leur conclusion : avec le niveau de population actuel, le risque de déplacement de populations dû aux crues des rivières augmenterait d’environ 50 % avec chaque degré de réchauffement climatique. Il est nettement plus élevé en tenant compte de l’augmentation de la population prévue pour les années à venir.

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Des populations déjà fragiles

Ainsi, si l’Accord de Paris est respecté et que les scénarios démographiques se produisent comme prévu, le risque moyen de déplacement par les inondations devrait doubler d’ici la fin du siècle. Avec un scénario de réchauffement de « business as usual », il pourrait exploser et atteindre 350 %.

Ces travaux soulignent la nécessité d’une action rapide d’atténuation du changement climatique. Mais aussi d’adaptation, par la planification urbaine ou la mise en œuvre d’infrastructures de protection, par exemple. D’autant que le risque pèse souvent plus sur des groupes socioéconomiquement vulnérables. Et que les déplacements les exposent à des risques accrus pour leur...

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