Chaos du Stade de France: le mea culpa du préfet Didier Lallement

Devant les sénateurs qui l'ont auditionné ce jeudi 9 juin, le préfet de police Didier Lallement reconnait « un échec » dans la gestion policière de la soirée et une erreur possible de sa part sur le nombre de supporters de Liverpool venus au stade sans billet.

Une semaine après les ministres de l'Intérieur Gérald Darmanin et des Sports Amélie Oudéa-Castéra, le préfet de police a, à son tour, fait amende honorable devant les sénateurs. « C'est à l'évidence un échec », concède Didier Lallement, déplorant qu'il y ait eu « des personnes bousculées et agressées alors que nous leur devions la sécurité ». Il regrette ce qu'il qualifie « d'image ébranlée de la France » ce soir-là.

Spectateurs sans billets qui escaladent les grilles, supporters et familles aspergés de gaz lacrymogènes, d'autres victimes de vols ou d'agressions : le dispositif de maintien de l'ordre lors de la finale de la Ligue des champions Real Madrid-Liverpool, match le plus important de la saison en Europe, fait depuis l'objet d'une vive polémique en France et en Angleterre.

Comme Gérald Darmanin avant lui, Didier Lallement exprime ses « regrets sincères aux personnes de bonne foi, des familles parfois » qui ont été victimes des gaz lacrymogènes. Mais comme son ministre, le préfet de police défend l'idée « qu'il n'y avait pas d'autre moyen » pour faire reculer la foule.

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Des chiffres « pas parfaitement justes »

(Avec AFP)


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