Chaos au Stade de France : enquête sur un fiasco

REUTERS

En finale de la Ligue  des champions, Liverpool croyait affronter Madrid. Ses supporteurs sont tombés dans un traquenard au Stade de France.

Les supporteurs britanniques ont bon dos. En quarante-huit heures, ils sont devenus la cible préférée des autorités françaises pour exonérer celles-ci de toute responsabilité dans le fiasco du Stade de France. Le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin , présent samedi soir à Saint-Denis pour la finale de la Ligue des champions, a rapidement donné le ton. Lundi, il a dénoncé une « fraude massive, industrielle et organisée de faux billets ». Il a même évoqué le chiffre astronomique – impossible à vérifier – de « 30 000 à 40 000 supporteurs , soit sans billet, soit avec des billets falsifiés ». Enfoncé sur le front sécuritaire, le patron de la police française a réagi en faisant feu sur la perfide Albion.

À quinze mois de l’organisation de la Coupe du monde de rugby, à vingt-deux du début des Jeux olympiques et paralympiques, la finale Real Madrid-Liverpool diffusée en mondovision avait valeur de répétition générale pour la France. Les images de violences, d’intrusions, de supporteurs gazés au gaz lacrymogène, plus un match retardé de trente-six minutes ont souligné les défaillances de l’organisation. À l’évidence, la France a raté sa finale. Car le match de gala a viré à la désolation, au chaos et à l’impuissance. Fâcheux pour un pays présenté jusqu’à présent comme le champion d’Europe de l’organisation d’événements sportifs. C’est d’ailleurs à ce titre que l’UEFA avait décidé de confier à la France la finale de la Ligue des champions, retirée aux Russes après l’invasion de l’Ukraine. Déjà, l’UEFA laisse entendre qu’elle n’est pas près de redonner l’organisation d’une finale aux Français.

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