Chantiers publics : parler français désormais obligatoire en Ile-de-France

France 2

Sur ce chantier désormais, tous les ouvriers devront parler français. C'est la mesure qu'a votée hier, jeudi 9 mars, le conseil régional d'Ile-de-France. Son nom : la clause Molière. Les marchés publics sont attribués aux entreprises dont les ouvriers parlent français. L'argument invoqué est la sécurité des travailleurs. Ce patron d'une entreprise de construction juge la mesure inutile. " Un Allemand qui voudrait travailler, ça veut dire que je dois lui dire non Monsieur vous travaillez pas ? Non, je pense que c'est très démagogique et que ça ne correspond en rien à la priorité du moment", assure Francis Dubrac.

Un dispositif discriminatoire

Mais pour cet autre patron, il y a un tout autre avantage à la clause Molière. Son entreprise sera privilégiée face à des concurrents étrangers. " Aujourd'hui notre profession est confrontée à ce fléau des travailleurs détachés (...) qui nous privent de marchés essentiels pour nos entreprises", explique Philippe Servalli, chef d'entreprise. Un objectif affiché par le conseil régional qui promet dans un tweet de " faciliter l'accès des TPE-PME aux marchés publics régionaux". Pour les opposants, le dispositif est avant tout discriminatoire. Le ministère de l'Économie a décrit ces mesures comme racistes et discriminatoires ce vendredi 10 mars.

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