Chantiers de l’Atlantique : "On ne veut pas de Fincantieri à la barre de cette entreprise"

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Le groupe italien Fincantieri a obtenu mercredi de la part du gouvernement français un cinquième délai pour finaliser le rachat des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire. Un mois de sursis dû au ralentissement des procédures d’examen de l’offre de l’entreprise. Le dossier est stratégique car une alliance de l’italiens avec les Chinois de CSCC pourrait créer une brèche dans la chasse-gardée européenne de la construction des grands navires de croisière. Au micro d'Europe 1 mercredi, la secrétaire de la section FO Nathalie Durant-Prinborgne a témoigné de son opposition au rachat : "On ne veut pas de Fincantieri à la barre de cette entreprise."

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Le syndicat se dit notamment "en désaccord avec le contrat […] de transfert de technologie avec le chantier chinois CSCC". Dans ce contexte, le report accordé par le gouvernement fait encore grimper d’un cran la lassitude des salariés des chantiers. "C’est un feuilleton qui ne va jamais se finir à ce rythme-là", tempête Nathalie Durant-Prinborgne. "Ça va faire trois ans que ça dure. Il est temps, pour les salariés, les sous-traitants et nos clients, que cette histoire prenne fin une bonne fois pour toutes."

"Nous sommes une entreprise saine"

Selon Nathalie Durant-Prinborgne, en creux se dessine l’étiolement de l’activité des chantiers. "Nous avons peur de nous retrouver à ne faire que du paquebot. Et ça, nous savons que...


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