Chanteloup-les-Vignes : jusqu’à 18 mois de prison ferme pour les émeutiers de 2014

B.D.
Chanteloup-les-Vignes : jusqu’à 18 mois de prison ferme pour les émeutiers de 2014

Ces derniers avaient comparu le 23 novembre dernier, pour outrages, violences volontaires envers les policiers, refus d’obtempérer ou attroupement armé.


Trois ans après les émeutes qui ont secoué le quartier de la Noé à Chanteloup-les-Vignes, le tribunal correctionnel de Versailles a condamné, jeudi après-midi, treize des quatorze prévenus jugés pour des violences urbaines à des peines allant de 8 mois avec sursis à dix-huit mois de prison ferme. Le quatorzième a été relaxé. Ces derniers avaient comparu le 23 novembre dernier, pour outrages, violences volontaires envers les policiers, refus d’obtempérer ou attroupement armé, le 16 mars 2014. Lors de l’audience, la quasi-totalité des prévenus avaient nié les faits qui leur étaient reprochés.

Après plusieurs semaines de tensions et de violences entre la police et les jeunes du quartier, cet après-midi de mars, un attroupement d’une soixantaine de personnes avait été le point de départ d’affrontements entre jeunes et forces de l’ordre, au cours desquels six policiers avaient été blessés et des cocktails Molotov lancés sur la maison de l’emploi du quartier.

Selon le témoignage des forces de l’ordre à l’époque, les violences avaient débuté vers 16 heures, lors de l’interpellation d’un jeune homme suspecté d’avoir dérobé le sac à main d’une commerçante. Un homme qui filmait la scène aurait insulté et mis un coup de poing à une policière qui était venue à sa rencontre. Un incident qui a nécessité l’arrivée de renforts et qui serait à l’origine des échauffourées.

Parmi les quatorze policiers qui se sont constitués parties civiles, l’un d’entre eux a cependant, depuis ces incidents, fait l’objet d’une mise en examen pour avoir frappé au sol un homme menotté et tiré au flash-ball sur un passant qui ne constituait pas une menace. Aussi, trois de ses collègues sont poursuivis pour faux et sont suspectés d’avoir modifié le procès-verbal qui concernait ces faits.



Retrouvez cet article sur LeParisien.fr

Triel-sur-Seine - Carrières-sous-Poissy : le projet de port industriel retoqué par les juges
Les entreprises high-tech des Yvelines s’invitent à Las Vegas
Bougival : le département se porte acquéreur de la maison Georges-Bizet
Buchelay : les dons affluent après le cambriolage de Noël au chenil
Méré : sa trancheuse à saucisson est désormais commercialisée

En utilisant Yahoo vous acceptez les cookies de Yahoo/ses partenaires aux fins de personnalisation et autres usages