Chantage à la sextape : le maire placé en garde à vue, que se passe-t-il à Saint-Étienne ?

© Bony/SIPA

Des faits qui remontent à 2014. Médiapart a publié en août  une enquête – ainsi que des images tirées d’une vidéo – affirmant qu’un adjoint au maire de Saint-Étienne, Samy Kéfi-Jérôme, avait organisé fin 2014 un rendez-vous filmé avec un escort gay pour piéger et museler Gilles Artigues (UDI), l’ancien premier adjoint de l’édile . Le site d’informations s’appuyait sur les révélations de Gilles Rossary-Lenglet : il affirme avoir organisé fin 2014 avec son compagnon d’alors, Samy Kéfi-Jérôme, la rencontre entre Gilles Artigues et un escort dans une chambre d’hôtel parisienne. Selon lui, cette vidéo aurait ensuite permis à l’équipe municipale de Gaël Perdriau (Les Républicains) – élu en 2014 – et à son directeur de cabinet, Pierre Gauttieri, de faire pression sur le père de famille et de le dissuader d’une éventuelle dissidence. Sa candidature au deuxième tour des élections municipales de 2008 avait divisé la droite et contribué à l’élection de Maurice Vincent (PS).

Une plainte déposée fin août. Après ces révélations, Gilles Artigues a déposé plainte contre le maire de Saint-Etienne, Gaël Perdriau, pour « chantage aggravé, guet-apens en bande organisée, détournement de fonds publics et non-dénonciation de faits délictueux ». L’affaire avait été dépaysée à Lyon. Une information judiciaire a été ouverte début septembre. L’élu centriste, qui a démissionné en mai dernier de sa fonction de premier adjoint, avait déclaré sur son compte Facebook que ce chantage lui avait « pourri (l...


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