Chantage à la sextape à Saint-Étienne: l'homme ayant filmé la scène porte plainte pour "harcèlement"

Entrée d'un commissariat de police. (Photo d'illustration) - Jacques Demarthon
Entrée d'un commissariat de police. (Photo d'illustration) - Jacques Demarthon

Gilles Rossary-Lenglet est au centre du scandale à la sextape qui a éclaté à la mairie de Saint-Etienne à la fin de l'été dernier. Et il reprend la parole dans la presse ce lundi. Il a ainsi indiqué au Progrès de Lyon avoir déposé plainte contre X "il y a quelques jours" pour harcèlement.

Gilles Rossary-Lenglet est l'homme qui dit avoir pensé et organisé la rencontre entre Gilles Artigues, alors premier adjoint à la mairie de Saint-Étienne, et un escort dans une chambre d'hôtel parisien fin 2014.

Il a de surcroît a avoué avoir filmé le massage du second sur le premier. Le tout, affirme-t-il, de concert avec son compagnon de l'époque Samy Kéfi-Jérôme, qui était adjoint à l'Éducation, et surtout selon la volonté du maire, Gaël Perdriau, désireux de faire pression sur son rival au sein de la majorité municipale.

Des "insultes et des crachats"

Autant d'assertions qui lui valent de nombreuses avanies, selon ses confidences au quotidien régional ce lundi, d'où son dépôt de plainte dans un commissariat de Lyon, où l'affaire est instruite. "Depuis quelques temps, je suis suivi", déclare-t-il au journal lyonnais, ajoutant: "J’ai aussi été l’objet d’insultes et de crachats de la part de gens que je ne connais pas".

Tandis que le 2 septembre dernier, le parquet de Lyon a ouvert une information judiciaire notamment pour chantage aggravé, Gilles Rossary-Lenglet se montre pressé de voir les choses se décanter. Au point d'attendre sa mise en examen de pied ferme. "Ç’aurait été tellement bien que ça intervienne avant les fêtes (...) "Le temps de la justice n’est, hélas, pas le temps des médias", regrette-t-il auprès du Progrès.

"Gaël voulait tenir (sic) Gilles Artigues. Là il crée des écrans de fumée. Mais qu’on m’explique pourquoi il n’a pas porté plainte contre moi ou Mediapart pour diffamation...", plaide une nouvelle fois Gilles Rossary-Lenglet.

Mais le maire de Saint-Etienne, Gaël Perdriau, nie toute implication dans le chantage et a même dénoncé un "acharnement indécent" à son endroit à la mi-décembre.

Article original publié sur BFMTV.com