Le chant byzantin inscrit au patrimoine immatériel de l'Unesco

franceinfo Culture avec agences

Né au début du christianisme, le chant byzantin, un genre musical unique transmis par l'Eglise orthodoxe, a survécu jusqu'à nos jours, ce qui lui a valu son inscription mercredi 11 décembre sur la Liste du patrimoine immatériel de l'Unesco.

Dès le IIIe siècle

Puisant dans les traditions musicales des Balkans et de l'est de la Méditerranée où l'empire byzantin s'étendait, le chant byzantin ou art "psaltique", exclusivement vocal (a capella) et monophonique, accompagne les textes liturgiques. Ce chant des chrétiens de l'empire romain oriental est codifié en huit modes ou tons.

Il s'agit d'une musique sans modulation harmonique, au cadre modal fixe, à la différence du système tonal courant de la musique occidentale fondée principalement sur les deux modes, majeur et mineur. "Les différents styles de rythme sont employés afin d'accentuer les syllabes souhaitées dans certains mots du texte liturgique", indique le rapport déposé à l'Unesco sur ce chant liturgique.

Pour mettre en valeur les textes bibliques, le chant byzantin a été développé surtout après le troisième siècle dans l'empire byzantin avant d'atteindre son apogée entre le 13e et le 15e siècle.


"Une suite" de l'Antiquité

Grâce à la retransmission orale des "psaltes" et leur utilisation par l'Eglise orthodoxe, cette musique perdure après la chute du Byzance, dans l'empire (...)

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