Changement d’heure : les piétons et cyclistes appelés à la prudence

Avec le passage à l’heure d’hiver, la Sécurité routière alerte sur la baisse de luminosité, souvent synonyme d’imprudences et d’accidents.
ALAIN JOCARD / AFP Avec le passage à l’heure d’hiver, la Sécurité routière alerte sur la baisse de luminosité, souvent synonyme d’imprudences et d’accidents.

HEURE D’HIVER - Du sommeil en plus, des dangers également. C’est l’une des conséquences du passage à l’heure d’hiver : la nuit tombe plus tôt et entraîne avec elle sont lot d’accidents de la route, comme le rappelle la Sécurité routière avant le changement d’heure, dans la nuit du samedi 29 au dimanche 30 octobre.

Dans une campagne de prévention lancée fin octobre, la Sécurité routière alerte les usagers de la route les plus vulnérables. Entre 17 et 19 heures, il fera sombre bien plus tôt dans les semaines à venir, notamment au moment de la sortie des écoles du travail. Un créneau horaire durant lequel le trafic est dense et où les piétons, les cyclistes et les utilisateurs de trottinettes seront moins visibles.

Si ces avertissements peuvent paraîtres superflus, chaque année, le constat reste le même : « Un pic d’accidentalité est observé après le week-end du changement d’heure », d’où l’importance « de se rendre visible ». Le nombre d’accidents impliquant un piéton augmente de manière récurrente de 42 % en novembre par rapport au mois d’octobre, d’après les données recueillies entre 2015 et 2019.

De plus, c’est entre les mois de novembre et février, lorsque la période nocturne est la plus longue, que la mortalité piétonne est la plus importante. 44 % des piétons tués et 40 % des piétons blessés se concentrent sur ces quelques mois sombres de l’autome et de l’hiver.

Équipé à vélo, comme en trottinette

Si les cyclistes et les piétons sont les principaux destinataires de ces recommandations, les automobilistes ne sont pas en reste : une vigilance accrue leur est demandée. Dans les phares d’une voiture, les autres usagers sont visibles à seulement 20 mètres lorsqu’ils sont vêtus de noir. Or, à 50 km/h, une voiture a besoin au minimum de 25 mètres pour s’arrêter sur sol sec (38 mètres sur sol mouillé).

Avec des accessoires réfléchissants, ils sont visibles à 150 mètres. D’où l’encouragement en ce sens de la Sécurité routière, qui rappelle l’importance d’utiliser des vêtements clairs et à opter pour des dispositifs rétro-réfléchissants (gilet, brassard, gants, bandes sur le sac à dos, le cartable, etc.). Surtout que « le simple fait d’avoir sur soi un accessoire réfléchissant permet d’être vu plus tôt » par les voitures.

L’association Prévention routière recommande ainsi aux cyclistes d’équiper leur vélo de catadioptres rouges à l’arrière, oranges au niveau des pédales, visibles latéralement, et d’un feu blanc à l’avant. De nuit, ou lorsque la visibilité est insuffisante, le gilet de haute visibilité (jaune, orange, vert) est d’ailleurs obligatoire hors agglomération.

À trottinette, l’association rappelle qu’il faut également être équipé d’un feu blanc à l’avant, un autre, rouge à l’arrière, et de catadioptres arrières et latéraux. Quant au port du gilet rétroréfléchissant, il est lui aussi obligatoire de nuit ou de jour par visibilité insuffisante.

Tout ceci sans oublier de bannir téléphone et écouteurs et de traverser dans les emplacements prévus, là où les automobilistes « s’attendent » à vous trouver.

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