Changement climatique : Trump dans le déni, Biden promet la "transition"

·2 min de lecture

Le dernier débat de la campagne présidentielle aux Etats-Unis a permis aux candidats d'échanger sur la question climatique, grande absente de leur première rencontre fin septembre. Deux visions radicalement opposées se sont confrontées.

Jeudi soir à Nashville dans le Tennessee, Donald Trump n'a pas osé répéter que le changement climatique était un «canular», comme il l'a fait sur Twitter quelques années avant son élection. Il n'a pas non plus fait allusion à des chutes de neige pour laisser entendre que le réchauffement planétaire est inexistant, comme il l'a fait à plusieurs reprises durant son mandat. Durant la douzaine de minutes consacrées aux questions environnementales dans le cadre du dernier débat présidentiel, le républicain a pourtant clairement indiqué qu'il considérait que la question climatique n'avait rien de prioritaire. «J’aime l’environnement. Je veux l’eau la plus cristalline, l’air le plus propre. Nous avons le meilleur chiffre, le plus bas, en émissions de carbone», a-t-il prétendu pour justifier son absence de plan. Les Etats-Unis comptent en réalité parmi les pays les plus émetteurs de gaz à effet de serre, si on prend en compte leur population. Parmi les pays du G20, seules l'Australie et l'Arabie saoudite font pire.

Comme dans la plupart de ses rares discours sur la question, Donald Trump s'est focalisé jeudi soir sur la qualité de l'air plutôt que sur les émissions de gaz à effet de serre, une vision qui paraît ancrée dans les politiques environnementales des années 1970, qui ont permis aux Etats-Unis de réduire drastiquement le dangereux «smog» qui enveloppait les grandes villes du pays. C'est peut-être avec cette comparaison en tête qu'il a proclamé face à son rival démocrate : «Regardez la Chine! Comme c’est crasseux! Regardez la Russie, regardez l’Inde, c’est crasseux! L’air est crasseux.» Même à ce titre, pourtant, les initiatives de l'administration Trump apparaissent défavorables sur le plan écologique. La Brookings(...)


Lire la suite sur Paris Match