Changement climatique : les scientifiques français et portugais s'associent pour sauver le blé

Arvalis

Le 10 mai 2022, deux centres de recherche français et portugais sur les nouvelles variétés de blé ont signé un jumelage de leurs activités. Au centre des préoccupations, la création de nouvelles variétés plus résistantes aux sécheresses et aux vagues de chaleur.

Cette année encore, les agriculteurs ont eu chaud. Entre septembre 2021 et mai 2022, a observé des déficits en pluies de 25 à 30% dans le Grand Est et la Bretagne, de 30 à 45% dans l’ancienne Poitou-Charentes et dans l’est de Provence-Alpes Côte d’Azur, de 50% dans le sud du Massif Central et le nord de l’Occitanie. Ajoutez à cela une vague de chaleur exceptionnelle du 15 au 22 mai sur l’ensemble de l’Hexagone, et vous obtenez des céréaliers inquiets pour leurs rendements et des éleveurs angoissés à l’idée de devoir payer les aliments de leur bétail encore plus cher que les sommets déjà atteints du fait de la guerre en Ukraine. Heureusement, le début juin a été pluvieux et frais. Pour le blé, l’orge et le maïs, c’est un vrai répit.

Malheureusement pour les agriculteurs français, ces printemps tout sauf calmes et tempérés vont se multiplier au cours du siècle, selon les projections du Giec. Aussi, la recherche se mobilise pour adapter ces cultures à un climat de plus en plus impétueux et imprévisible. Tel est le sens du jumelage entre le centre agronomique de Gréoux-les-Bains en Provence piloté par , organisme de recherche au service des agriculteurs de la filière céréales, et Elvas en Alentejo dépendant de l' l’équivalent de l’Inrae au Portugal. Les programmes développés sur ces deux centres se feront désormais en étroite collaboration. C’est qu’il y a urgence. "Les rendements en blé dur et en blé tendre stagnent, voire baissent et on rencontre de plus en plus des conditions défavorables pour les céréales telles que sécheresses et vagues de chaleur qui mettent à mal des céréales très consommées en Europe et dans le pourtour méditerranéen", rappelle Stéphane Jézéquel, directeur scientifique d’Arvalis.

Les agriculteurs provençaux abandonnent la culture du blé dur

Le blé dur (1,5 million de tonnes produites par an) est particulièrement impacté par la hausse des températures au printemps au point qu’on assiste aujourd’hui à une véritable désaffection des agriculteurs e[...]

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