Le chancelier Olaf Scholz en Chine, une visite très critiquée

AP - Michael Sohn

Le déplacement du chancelier allemand est le premier d'un dirigeant occidental à Pékin depuis la pandémie de Covid-19. cette visite intervient alors que plusieurs pays européens semblent vouloir prendre une certaine distance avec la Chine.

Vingt-trois heures d’avion, onze heures sur place. Rarement un déplacement officiel en Chine aura été aussi bref. Rarement, aussi, il aura suscité autant de critiques. Celles-ci se font entendre jusqu'au sein de la coalition d’Olaf Scholz, rapporte notre correspondant à Berlin, Pascal Thibaut. Les Verts rejettent le « business as usual », dénoncent les atteintes aux droits de l’homme de Pékin et le risque, comme dans le passé avec la Russie, d’être dépendant d’un pays peu démocratique. Les chrétiens-démocrates sont aussi critiques, oubliant un peu vite les douze visites sur place d’Angela Merkel, surtout intéressée de voir les géants du Made in Germany décrocher des contrats.

Les Européens pourraient également reprocher à Olaf Scholz de se rendre seul en Chine, alors qu'il existait d'autres solutions pour rencontrer Xi Jinping : un déplacement avec le président français Emmanuel Macron, comme celui-ci le lui avait proposé, ou une rencontre à plusieurs à l'occasion d'un sommet du G20 dans deux semaines. Le commissaire européen au Marché intérieur Thierry Breton résume le sentiment général en estimant que les Européens devraient plutôt adopter des approches communes face à la Chine qui est une rivale.


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