Des traces de MDMA retrouvées dans des bouteilles de champagne Moët & Chandon vendues en ligne

Des traces de drogue dans des bouteilles de champagne (Photo : REUTERS/Arnd Wiegmann) (REUTERS - RC1F45DBAA10)

Plusieurs cas d'intoxication ont été recensés en Europe et une personne est décédée en Allemagne après avoir consommé du champagne provenant d'une bouteille contaminée.

Un cocktail particulièrement dangereux. Après plusieurs cas d'intoxications, dont un mortel, les autorités sanitaires de différents pays européens tirent la sonnette d'alarme au sujet de la présence de "traces de MDMA" dans des bouteilles de champagne de la marque Moët & Chandon vendues ces derniers mois sur internet.

Une personne décédée en Allemagne

Comme le relève actu.fr, des bouteilles contenant une certaine dose de cette drogue, également connue sous le nom d'ecstasy, ont ainsi été identifiées ces dernières semaines en Belgique, aux Pays-Bas et en Allemagne. Après une première vague de signalements en janvier et en février, de nouveaux cas préoccupants ont surgi ces dernières semaines dans ces trois pays européens.

D'après le site d'information généraliste, un décès directement provoqué par une intoxication est même survenu en début d'année en Allemagne, où sept autres personnes ont été empoisonnées en consommant du champagne Moët & Chandon contaminé. Aux Pays-Bas, quatre cas de personnes intoxiquées ont été recensés.

Un champagne sans bulles et à la teinte "brune rougeâtre"

La France est pour le moment épargnée par cette inquiétante série, mais selon la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), "rien ne permet d’affirmer (ou d’infirmer) que les bouteilles concernées soient commercialisées sur le marché français".

L'organisme invite donc les consommateurs à la plus grande prudence concernant les bouteilles de Moët & Chandon achetées en ligne. Toujours citée par actu.fr, la DGCCRF donne par ailleurs quelques éléments permettant de reconnaître du champagne contaminé par le produit stupéfiant : "Il n’est pas effervescent, ne contient pas de bulles et présente une teinte brune rougeâtre et une odeur anisée".

Mystère total sur l'origine de la contamination

Concernant l'origine des produits incriminés, l'enquête progresse mais des zones d'ombre subsistent. Il a ainsi pu être établi que les bouteilles concernées étaient toutes des Jéroboams, d'une contenance de 3 litres, et qu'elles portaient seulement deux numéros de lot différents (LAJ7QAB6780004 et LAK5SAA6490005). Selon la DGCCRF, elles auraient été vendues sur "un site de commerce de particulier à particulier, localisé à l’étranger".

"Des investigations sont en cours pour déterminer l’origine de la présence de MDMA dans ces bouteilles contrefaites", ajoute l'organisme, toujours cité par le site d'actualités. Son homologue belge, l’Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (AFSCA) précise qu'il n’y a "jusqu’à présent aucun élément permettant d’expliquer la présence de MDMA dans ces bouteilles. Dans l’état actuel de l’enquête, il n'est pas exclu que d'autres bouteilles de la même marque contiennent également de la MDMA."

VIDÉO - Un Russe construit sa maison avec des bouteilles de champagne

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles