Avec la chaleur et la sécheresse, les vendanges battent des records de précocité

Les vendanges sont historiquement précoces en 2022, alors que le raisin souffre du manque d'eau. - Geroges Gobet- AFP
Les vendanges sont historiquement précoces en 2022, alors que le raisin souffre du manque d'eau. - Geroges Gobet- AFP

Réchauffement climatique, canicule, sécheresse... les intempéries ne sont pas sans conséquence sur les vignes. Dans l'Aude, les raisins sont arrivés à maturité bien plus tôt qu'à la normale, avec dix jours d'avance.

Ces changements obligent à avancer la date des vendanges, mais influent surtout sur la qualité du raisin. Le manque de précipitation inquiète tout particulièrement les vignerons.

"La plante a besoin d'eau pour faire son cycle, explique Laurent Maynadier, propriétaire et vigneron du Château Champs des soeurs à Fitou. Son cycle va commencer par perdre une partie des feuilles pour diminuer son évapotranspiration. Dans un second temps, elle va aller chercher de l'eau dans les raisins. Sans précipitation, on va donc perdre beaucoup de récoltes", s'alarme-il au micro de BFMTV.

En juillet, seulement 8 millimètres de pluie sont tombés sur le pays. Météo-France s'attend à enregistrer le mois de juillet le plus sec depuis 1959. Non sans conséquence sur l'agriculture française.

Un besoin de se diversifier

Dans les vignes de Laurent Maynadier, le manque d'eau est bien visible entre deux types de sépage de Muscat: certaines grappes sont bien fournies avec de gros grains, alors que d'autres commencent à s'atrophier.

C'est la troisième fois en six ans que les vendanges démarrent en juillet dans le domaine de Laurent Maynadier. Si la nature a pris de l'avance, les saisonniers la suivent. Fort heureusement, ils sont nombreux à s'atteler à la tâche, sous un soleil tapant.

Dans ce contexte inquétant, Louise, saisonnière au domaine Champs des soeurs, voit le bon côté des choses: "On est heureux de ramasser ce raisin car c'est de la qualité, les grains sont bien sucrés."

Face aux récoltes de plus en plus précoces, et la perte de raisins, les exploitants cherchent maintenant des solutions pour joindre les deux bouts. Laurent Maynadier, par exemple, s'est diversifié et cultive aujourd'hui de l'aloe vera.

Article original publié sur BFMTV.com

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