"La chaleur" : le premier roman sidérant de Victor Jestin, 25 ans

Manon Botticelli

"Oscar est mort parce que je l'ai regardé mourir, sans bouger. Il est mort étranglé par les cordes d'une balançoire, comme les enfants dans les faits divers". C'est sur ces premières phrases, noires et déroutantes, que s'ouvre La chaleur (Flammarion). Ce premier roman de Victor Jestin, un nouvel auteur de 25 ans visiblement prometteur, figure dans les sélections du prix Renaudot, du prix Médicis et du prix Femina.

Le narrateur, c'est Léonard. L'adolescent est en vacances dans un camping avec sa famille, "trois étoiles au cœur d'une forêt de pins, au bord de l'océan. Piscine avec toboggans, airs de jeux, écran de karaoké, salle de fitness, soirées à thèmes". Jeune homme réservé, Léonard souffre de la chaleur étouffante, de la musique et de la joie du camping qu'il ne partage pas. Une nuit, il aperçoit Oscar, adolescent lui aussi, s’étrangler avec les cordes d’une balançoire dans un moment d’ivresse. Mais Léonard ne fait rien pour le sauver. Il va ensuite avoir un geste fou : transporter le corps d’Oscar et l’enterrer dans le sable, au bord de l'océan. Le lendemain, Léonard regrette et se trouve face à un dilemme : tout raconter ou sauver sa peau ?

Une ambiance angoissante

Rien n'explique le geste de Léonard. A première vue, celui qui n'a fait que "peu de bêtises en dix-sept ans", n'a rien d'un (...)

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