"Chacun bricole plus ou moins de son côté" : quand les disquaires s'essayent au "click and collect" pendant le confinement

franceinfo
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Depuis deux semaines, dans la boutique de Christophe, c'est le calme plat. Depuis le début du confinement, ce disquaire du XIe arrondissement de Paris ne reçoit que quatre à cinq retraits par jour en "click and collect". "J'ai l'impression d'être devenu un dealer de rue, vous voyez ce que je veux dire ? Vite vite, tiens voilà le paquet, salut... Voilà, on ne se connaît plus", déplore le commerçant. La relation client n'a plus rien à voir. "Il y a un côté très frustrant de travailler de cette façon là, confie-t-il. Ils nous font confiance, et on n'aura pas le temps de trop commenter pourquoi on a choisi tel disque."

Pierre et son fils Gustave, 9 ans, entrent dans la boutique. Tous deux sont venus chercher le nouvel album de Bruce Springsteen pour ce confinement. "On a envie d'approfondir un artiste, explique le papa. Là, en ce moment, je réécoute tous les Beatles, ça fait un bien fou. Et Gustave découvre Bruce Springsteen que je connais parfaitement, je suis replongé dedans aussi". Un retour aux classiques ? "Exactement, c'est vrai qu'on y revient." Mais Christophe l'admet, le "click and collect" met du temps à faire son chemin chez les habitués. Le dispositif n'étant mis en place que depuis quelques (...)

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