La chaîne des Pyrénées face au changement climatique

OPCC

Par sa situation géographique et sa morphologie, la chaîne des Pyrénées constitue un formidable laboratoire d’observation des impacts du changement climatique sur la faune, la flore, mais aussi les activités humaines. Les scientifiques des régions frontalières ont bâti un état des lieux qui va permettre de mieux définir les évolutions en cours.

Depuis 2013, l’ ausculte l’intimité de la chaîne de montagnes aux conditions géologiques et biologiques bien particulières. “C’est une chaîne isolée des autres, la plus élevée du sud de l’Europe avec un étage de haute altitude, et en son sein se trouve le massif du mont Perdu et de Gavarnie qui constituent la plus haute montagne calcaire d’Europe générant une flore et une faune particulière”, énumère Gérard Largier, directeur général du chef de file du projet lié à l’OPCC. Les scientifiques ont depuis longtemps conscience d’avoir affaire à un milieu d’une richesse très particulière. “En 2013, ce sont les régions limitrophes d’Espagne et de France qui ont initié avec l’Andorre un réseau financé par un programme sur dix ans de l’Union européenne”, précise Eva Garcia Balaguer, coordinatrice de l’OPCC. Un colloque organisé les 1er et 2 juin 2022 à Bilbao (Espagne) a fait le point de ces dix ans de travaux transfrontières.

Cette mise en commun des mesures effectuées par les services météo français, espagnols, catalans et andorrans ont donné les premières tendances sur l’évolution climatique de la chaîne. Et sans surprise, elles sont à la hausse pour les températures. La température moyenne annuelle a augmenté de 1,6°C entre 1959 et 2030, sans grande variation entre le versant atlantique et son pendant méditerranéen. “Les valeurs ont pris 0,31°C par décennie pour les minimales et 0,21°C pour les maximales et l’été est la saison où l’augmentation moyenne est la plus marquée, soit +2,3°C” détaille Eva Garcia Balaguer. Conséquence, les jours de gel ont diminué de 2,6 jours par décennie et il n’y a désormais plus que 16 jours par an où les températures sont inférieures à zéro. En revanche, les météorologues constatent qu’il y a 4,5 jours supplémentaires par décennie où les températures maximales sont supérieures à 25°C. Les précipitations moyennes annuelles ont diminué de 8% sur tout la chaîne, et c’est même une baisse de 14% en hiver. Conséquence : “depuis 1983, la moitié [...]

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