Chômage : ce qui va changer

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Des "mécanismes de protection", sous la forme de "compléments de droits" des demandeurs d'emploi sont prévus en cas de mauvaise conjoncture, a expliqué M. Dussopt.

Lorsque les demandeurs d'emploi arriveront en fin de droits, si l'état du marché du travail est "rouge" - un taux de chômage au-dessus de 9% ou en progression de 0,8 point sur un trimestre, alors leur durée d'indemnisation reviendra au niveau d'aujourd'hui. Le taux de chômage est actuellement de 7,3% et le ministre s'attend à ce qu'il soit "semblable" en février.

Si, pendant trois trimestres de suite, le taux de chômage revient sous les 9% et ne connaît pas de progression supérieure à 0,8 point, la situation repassera au "vert" et la durée d'indemnisation sera donc de nouveau réduite de 25%.

L'exécutif justifie sa réforme par les difficultés de recrutement des entreprises, et en fait une première pierre de sa stratégie pour atteindre le plein emploi en 2027, soit un taux de chômage d'environ 5%.

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4 milliards d'euros par an

Côté patronal, Hubert Mongon (Medef) a salué une réforme qui permet "d'aller dans le bon sens" vers le retour à l'emploi. Pour Éric Chevée (CPME), les dispositions annoncées "complètent utilement" les dispositifs d'assurance chômage.

Mais pour Jean-François Foucard (CFE-CGC), "le but est de faire des économies bassement économiques". L'Unédic les a évaluées jusque 4 milliards d'euros par an.

"C'est...


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