Chômage partiel : l’État envisage une diminution de la prise en charge

Jeudi 11 juin, en pleine visioconférence entre les partenaires sociaux, alors que la question est évoquée, Laurent Berger, le secrétaire général de la CFDT, s’emporte : "Je le dis très clairement : baisser la prise en charge du chômage partiel pour les travailleurs dans les semaines et mois qui viennent, c’est une folie." Grâce au chômage partiel spécial Covid-19, les salariés touchent au moins 84% de leur salaire net, mais ce taux pourrait baisser, peut-être jusqu’à 72%, sauf pour les plus bas salaires. Une facture de 31 milliards d’euros La facture est salée pour l’État, à qui le chômage partiel a déjà coûté 31 milliards d’euros. L’activité économique reprend peu à peu, alors pour une économiste, il est logique que le gouvernement finance moins ce dispositif. Aux patrons ensuite de compenser la perte de salaire de leurs employés, s’ils le veulent. Une question qui divise la classe politique : protéger les salariés ou baisser le coût pour les finances publiques.