Des chênes bicentenaires pour Notre-Dame

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Les ministres Roselyne Bachelot et Julien Denormandie ont participé au marquage du premier arbre qui servira à reconstruire la flèche de la cathédrale.

«On est au pied de l’avenir de la cathédrale », lance Philippe Villeneuve, l’architecte en chef des Monuments historiques, devant un chêne de plus de 230 ans au cœur de la forêt de Bercé (Sarthe). Ce 5 mars, les ministres de la Culture et de l’Agriculture sont venus assister au marquage du premier arbre sélectionné. Dans cette forêt considérée comme la plus belle d’Europe, impressionnante «futaie cathédrale» – c’est le nom donné aux massifs dans lesquels ont poussé de manière régulière des arbres très élancés –, huit chênes centenaires de plus de 40 mètres de haut, dont 20 mètres sans nœud ni défaut, et 1,10 mètre de diamètre, vont être abattus pour fabriquer le socle, appelé «tabouret», de la flèche dessinée par Viollet-le-Duc.

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«Pour celle-ci et pour le transept et les travées adjacentes de Notre-Dame de Paris, nous avons besoin de 1000 chênes», explique Philippe Gourmain, expert forestier, membre de France Bois Forêt, chargé de coordonner la récolte. Et de préciser que tous seront coupés d’ici au 15 mars, « avant la montée en sève». Mille autres encore seront récoltés plus tard pour l’ancienne charpente. «Ce n’est pas pour rien qu’on la surnomme “la forêt”! » glisse en souriant Roselyne Bachelot.

«Le monde forestier fournit gracieusement le bois» Julien Denormandie

« Dès le lendemain de l’incendie, le monde forestier s’est mobilisé pour fournir gracieusement le bois», souligne Julien Denormandie. Si la moitié des chênes est issue de 102 forêts publiques, l’autre moitié provient de 150 domaines privés. «Nous ne sommes pas des prédateurs, insiste la ministre de la Culture. Cela représente 0,1% de la récolte annuelle de ce type de bois.» Les arbres viendront majoritairement(...)


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