La CGT menace de couper l’électricité des élus pro-réforme des retraites, Darmanin et Véran dénoncent

Gérald Darmanin a dénoncé le « chantage » qui est selon lui fait par la CGT Énergie sur les élus prêts à voter la réforme des retraites.
Gérald Darmanin a dénoncé le « chantage » qui est selon lui fait par la CGT Énergie sur les élus prêts à voter la réforme des retraites.

POLITIQUE - Un « chantage » qui « relève d’une dictature ». Ce mercredi 18 janvier, Gérald Darmanin a fermement condamné les menaces de la CGT Énergies de couper l’électricité aux élus favorables à la réforme des retraites et annoncé le renforcement de la sécurité des locaux des élus.

« Ce serait absolument scandaleux », a fustigé le ministre de l’Intérieur sur RTL, à la veille de la journée de mobilisation. Il précise que consigne sera donnée dès ce mercredi aux forces de l’ordre pour « surveiller et protéger les permanences des parlementaires » et élus.

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La CGT Mines-Energie a présenté vendredi un « plan de bataille » pour obtenir le « retrait pur et simple » du projet du gouvernement, qui prévoit de repousser l’âge légal de départ à la retraite de 62 à 64 ans. Ce plan prévoit une « reprise en main de l’outil de travail sous toutes ses formes » : « rétablissements électricité et gaz aux plus précaires, énergies gratuites, coupures ciblées, baisses de production »...

« On va aller voir ceux qui veulent la réforme, qui la soutiennent, ceux-là, on va s’occuper d’eux. On va aller les voir dans leurs permanences, on va aller discuter avec eux, et puis si d’aventure ils ne comprennent pas le monde du travail on les ciblera dans les coupures qu’on saura organiser », a déclaré le secrétaire général de la branche énergie du syndicat Sébastien Menesplier, tout en assurant qu’il sera « vigilant pour ne pas avoir de dommages collatéraux, (car) l’objectif n’est pas de se mettre à dos les usagers ».

De quoi faire bondir Gérald Darmanin. « Il est évident que toute atteinte aux élus de la République pour leur faire une pression, un chantage inacceptable dans leur vie personnelle comme dans leur vie d’élus, sera présentée à la justice si nous en avons connaissance », assure le ministre, qui a aussi pointé « de nombreuses dégradations » lors des premières mobilisations locales en début de semaine.

« La limite, c’est la violence » pour la gauche

Le ministre répond ainsi favorablement aux demandes des élus de droite, dont une majorité devrait, sauf surprise, soutenir le projet gouvernemental. Sur Europe 1 la veille, le chef des sénateurs LR Bruno Retailleau avait dénoncé des « méthodes illégales qui sortent de l’État de droit » et réclamer une sanction « ferme » du gouvernement. « Moi, je ne cède pas sous la menace », a-t-il ajouté. Le président LR des Hauts-de-France, Xavier Bertrand, a tenu des propos similaires sur franceinfo : « La grève est un droit reconnu par la Constitution. Les abus du droit de grève ne le sont pas ».

À gauche, en revanche, le ton est différent : « Ne comptez pas sur moi pour commencer à dénigrer, ou à m’attaquer aux organisations syndicales », a répondu dès mardi sur CNews Manuel Bompard, le coordinateur de LFI.  « Ce n’est pas de la violence ça », a-t-il affirmé, expliquant avoir « toujours soutenu toutes formes d’actions à partir du moment où elles ne franchissaient pas un seuil - qui me paraît nécessaire de ne pas franchir dans le cadre d’un débat démocratique - qui est la violence contre les personnes et contre les biens ».

Sur LCI, la députée écologiste Sandrine Rousseau était sur la même ligne : « Sur les manières de se mobiliser, moi, la limite, c’est la violence, c’est-à-dire que dès lors que c’est non-violent, toutes les manières de se mobiliser sont bonnes », a-t-elle souligné. « Et quand bien même elles sont désobéissantes, elles sont bonnes, oui », a-t-elle affirmé.

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