«La CGT a du mal à s’adapter à la "PME-isation" de l’économie»

Libération.fr

Pour la première fois, la CFDT relègue la CGT à la seconde place des syndicats représentatifs dans le privé. Dominique Andolfatto, professeur de sciences politiques à l’université de Bourgogne, revient sur la longue perte d’influence de la centrale de Montreuil.

Coup de tonnere dans le paysage syndical. La consolidation des résultats des élections d’entreprises, qui servent à mesurer tous les quatre ans la représentativité nationale des confédérations syndicales dans le privé, vient d’être publiée. Et la CGT (24,86 %) perd sa première place au profit de la CFDT (26,38 %). Lors de la dernière mesure en 2013, les deux syndicats étaient au coude à coude : 26,77 % des voix pour la CGT, 26 % pour la CFDT, suivies de FO (15,94 %), la CFE-CGC (9,43 %) et la CFTC (9,3 %). Dominique Andolfatto, professeur de sciences politiques à l’université de Bourgogne, spécialiste du syndicalisme (1), revient sur ce qui constitue un événement sur la scène sociale.

Pour la première fois, la CGT n’est plus le premier syndicat de France. C’est une révolution ?

Le symbole est fort compte tenu de son histoire. Plus vieux syndicat de France, la CGT est aussi celui qui conserve la plus forte notoriété. Demandez aux jeunes salariés d’en citer un et c’est la CGT qu’ils nommeront, même s’ils connaissent mal le paysage syndical. Mais ce score n’est pas la conséquence d’événements récents. Il faut le replacer dans une tendance entamée il y a plusieurs décennies. Longtemps hégémonique dans les grandes entreprises comme dans la fonction publique, la CGT a vu ses positions s’éroder. A la SNCF, par exemple, elle remportait près de 60 % des voix aux élections professionnelles jusqu’aux années 60. Ce taux est passé sous le seuil de 50 % à partir de 1981, de 40 % dans les années 2000 et de 35 % en 2015. Lors du dernier calcul de la représentativité, en 2013, la CGT avait d’ailleurs déjà perdu sa place de leader si l’on ne tenait compte que des suffrages exprimés dans les entreprises de plus de 50 salariés, (...)

Lire la suite sur Liberation.fr

Ces élus de droite en service minimum
Filteris, un algorithme de peu de poids
Paris Le parc des Rives de Seine chasse le bitume
«Blue Whale Challenge» la rumeur déconstruite
Socle

En utilisant Yahoo vous acceptez les cookies de Yahoo/ses partenaires aux fins de personnalisation et autres usages