Le CETA risquait de ruiner les agriculteurs français ? Pour l'instant, c'est tout l'inverse

L'Oeil du 20 heures

Pour vérifier les effets du CETA sur certains agriculteurs français, on a eu une petite envie de fromages. Alors Philippe Delin, PDG de la fromagerie du même nom, nous a emmené dans son usine bourguignonne, charlotte rose sur la tête.

"20% d'exports en plus en un an" (Philippe Delin, fromager)

Cette fromagerie familiale produit 2200 tonnes de pâtes molles par an, du Brillat-Savarin essentiellement. Ici, 40% du chiffre d’affaires, c’est l’export. Depuis son entrée en vigueur en septembre 2017, le CETA a autorisé plus d’exportations de fromages de l’UE vers le Canada : 18 500 tonnes supplémentaires jusqu’en 2022.


Le patron n’a jamais expédié autant de palettes outre-Atlantique. “Depuis le CETA, on fait pratiquement 20% d’export en plus, en un an”, se réjouit-il devant ses pallettes de fromages prêtes à partir au Canada. Résultat : huit nouveaux salariés ont été embauchés l’an passé.


Les producteurs de lait mieux payés


Plus d’activité à la fromagerie, cela fait aussi le bonheur des éleveurs locaux qui fournissent l’usine. A 45 minutes de là, Sarah et Julien Gandrey, et leurs 50 vaches laitières, ont retrouvé le sourire. “On apprécie d’aller travailler tous les jours dans notre exploitation parce qu’on est rémunérés de notre travail, note Sarah Gandrey. Avant on travaillait à perte et c’était un peu démoralisant d’aller travailler pour ne rien gagner.”

Depuis le CETA, la fromagerie peut mieux rémunérer ses producteurs (...)

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