Face au Covid-19, cet hôpital mobile se déplie en 20 minutes

Annabel Benhaiem
·Journaliste au HuffPost
·3 min de lecture

COVID-19 - Pas assez de lits de réanimation dans les hôpitaux, débordés par l’afflux de patients malades du coronavirus? Qu’à cela ne tienne, le CHU de Toulouse a créé un hôpital mobile qui se déplie en un temps record. Il a été inauguré au centre hospitalier de la Côte basque à Bayonne, ce lundi 9 novembre.

Les images de la transformation express de ce petit camion en hôpital de secours sont impressionnantes, comme vous pouvez le voir dans la vidéo en tête de cet article.

18 lits de réanimation à disposition

D’après le chef du Samu de la Haute-Garonne, Vincent Bounes, interrogé par Le Figaro, il suffit de 4 personnes et de 20 à 45 mn pour ouvrir ces 18 lits de réanimation dont 8 pour des patients en urgence vitale.

“On est équipé de respirateurs permettant de prendre en charge des patients Covid plus, quel que soit l’état de gravité, avec un scope pour surveiller la fréquence cardiaque, la pression artérielle”, a détaillé Mohamed Nekkaz, urgentiste de 36 ans.

Au départ, l’idée était de traiter au plus vite une attaque terroriste ou une urgence sanitaire liée à une intempérie. C’est donc en pleine deuxième vague de la pandémie de Covid-19 que cet hôpital mobile, sur lequel le CHU de Toulouse travaillait depuis trois ans, servira pour la première fois.

Son petit nom? L’Unité Mobile Polyvalente Europe Occitanie (UMPEO). Elle pèse 18 tonnes, fait 70 m2, chauffés et climatisés, ses parois sont en aluminium, elle est équipée de tout le matériel nécessaire pour prendre des patients en autonomie et a même des réserves d’eau, d’électricité et d’oxygène.

Elle peut aussi créer ses propres réseaux téléphonique, wifi et satellitaire. Et se faire hélitreuiller. Ce gros bijou technologique est “un concept unique au monde”, assure le chef du Samu à Toulouse.

Vinci et l’Union européenne dans le jeu

L’UMPEO est le résultat d’un partenariat public-privé entre le CHU de Toulouse, le Samu de la région, et Cegelec Défense, un concepteur d’infrastructures vitales ou stratégiques appartenant au Groupe Vinci Energies. L’initiative a aussi vu le jour grâce aux fonds du projet européen de réponse aux catastrophes mis en place dans le cadre du programme de proximité pour la frontière franco-espagnole 2014-2020 (POCTEFA).

“On avait initié ce projet là avant le Covid, forcément l’épidémie a accéléré les choses. Il est sorti des ateliers le 4 septembre. Cinq jours plus tard, il était réquisitionné par le préfet de Haute-Garonne pour servir d’unité mobile de dépistage”, explique Frédéric Tribet, chef d’entreprise à Cegelec Défense.

À voir également sur Le HuffPost: La police italienne livre un rein à 230 km/h en Lamborghini.

Lire aussi...

Face au Covid-19, Biden et Harris prévoient l'inverse de Trump

Covid-19: Véran propose un débat sur le contrôle de l'isolement des personnes positives

Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.