"C'est vu comme une sous-catégorie" : pourquoi les Victoires de la musique et le rap n'arrivent pas à accorder leurs violons

franceinfo

Cagoules sur la tête, tenues noires, les rappeurs marseillais d'IAM débarquent sur la scène de la 14e édition des Victoires de la musique, en 1999. Le groupe, rejoint par une bande de figurants en treillis, entonne Independenza face à un public médusé et visiblement peu habitué à ce type de performance. En 2017, c'est un autre Marseillais, Jul, qui se produit aux Victoires. De l'autre côté de la scène, les spectateurs reproduisent timidement le signe de ralliement au rappeur grâce à des gants distribués pour l'occasion.

>> Suivez en direct et commentez avec nous la 35e cérémonie des Victoires de la musique


Presque vingt ans séparent ces deux séquences, mais le décalage entre le monde du rap et celui des Victoires de la musique semble immuable. Entre temps, le rap s'est pourtant imposé comme la musique la plus écoutée de France. La cérémonie, pilotée par les professionnels de l'industrie musicale, est critiquée pour la façon dont elle traite ce genre musical. Les spécialistes de cette musique dénoncent l'ignorance des organisateurs, malgré les tentatives d'ouverture opérées ces dernières années. Alors que se tient la 35e édition de la cérémonie, vendredi 14 février, le rap et les Victoires de la musique peuvent-ils rimer ensemble ?

Une catégorie "fourre-tout" et "indigeste"

Entre le genre musical et les Victoires de la musique, l'histoire n'est pas partie du bon pied. Créée en 1985, la grand-messe de la chanson française a longtemps (...)

Lire la suite sur Franceinfo

A lire aussi