"C'est toujours à cause de l'homme" : quand les auteurs de violences conjugales se vivent comme des victimes

France 2
·1 min de lecture

Sa compagne l'a quitté à cause d'"un fait de violence", selon ses termes. "Ce soir-là, je suis allé trop loin", raconte Richard. Avant d'évoquer un "front à front un peu trop poussé" – un coup de tête, comme il finit par le reconnaître.

Ce chef d'entreprise, père de cinq enfants, a été condamné par le parquet de Vesoul (Haute-Saône) à suivre un stage de responsabilisation pénale. Ce stage destiné aux auteurs de violences conjugales complète une peine de prison avec sursis et une obligation de soin. "Envoyé spécial" a pu y assister.

Pendant deux jours, des éducateurs et des psychologues ont tenté d'aider ces hommes à engager une réflexion sur leur passage à l'acte, dans le but de prévenir toute récidive. Comme Richard, la plupart reconnaissent avoir frappé, mais beaucoup trouvent une excuse à leur geste, et presque tous considèrent être eux aussi victimes de la justice et des femmes.

Dans 80% des affaires jugées, les auteurs des violences sont des hommes

Richard en est persuadé, explique-t-il à la journaliste d'"Envoyé spécial" : seule la parole de son ex-compagne aurait été prise en compte par la justice. Pour la justice, accuse-t-il, "s'il y a le moindre problème, ce n'est pas un couple qui a eu un problème, c'est uniquement l'homme qui a été un problème." Ce qu'il a retenu du stage va dans le même sens : ce qu'on leur a dit, selon lui, c'est que (...)

Lire la suite sur Franceinfo

A lire aussi