"C'est ma responsabilité": Castex assure qu'en cas de doute, il demanderait la suspension du vaccin AstraZeneca

Jeanne Bulant
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Le Premier ministre Jean Castex a assuré, ce dimanche, qu'en cas de doute sur son efficacité ou sur les risques liés à ces effets secondaires, il demanderait la suspension du vaccin AsatraZeneca.

Le Premier ministre Jean Castex, invité de Samuel Etienne sur Twitch ce dimanche, a exprimé sa confiance envers le vaccin britannique d'AstraZeneca, alors que plusieurs pays en ont suspendu l'administration par précaution ces derniers jours, en raison de craintes liées à la formation de caillots sanguins.

"On a pas suspendu le vaccin d'AstraZeneca parce que nous ne disposons pas d'éléments qui nous conduisent à le suspendre", a affirmé le chef du gouvernement.

"Il faut avoir confiance dans ce vaccin"

"Dans les pays (où le vaccin a été suspendu, en l'occurence le Danemark, l'Islande ou la Bulgarie), il y a eu je suppose des cas avérés. Or nous n'avons pas ça chez nous. Toutes les études dont nous disposons sur ce vaccin montrent qu'il présente une certaine efficacité", a défendu le Premier ministre.

"Si j'avais le moindre doute, je demanderais sa suspension, c'est mon devoir, ma responsabilité", a enchaîné Jean Castex face à Samuel Etienne. Et d'affirmer: "Mais à ce stade, il faut avoir confiance dans ce vaccin et se faire vacciner, je le dis de façon solennelle".

Le Premier ministre a ajouté que le taux de personnes atteintes du variant sud-africain était désormais "en recul parmi les personnes testées" sur le territoire français. "On va y arriver, même si on est pas encore sortis de l'auberge", a-t-il assuré. "Il y a tout lieu d'être serein, il y a tout lieu d'être confiant même si nous ne sommes pas encore sortis de l'auberge".

"Si la situation devait évoluer, nous prendrions des décisions, mais à ce stade, il n'y a pas lieu de suspendre la vaccination" d'AstraZeneca en France, avait déjà assuré jeudi soir le ministre de la Santé français Olivier Véran, "le bénéfice apporté par la vaccination est jugé supérieur au risque à ce stade", a-t-il affirmé, expliquant que des "investigations sont en cours en France et à l'étranger" pour étudier ces réactions.

Article original publié sur BFMTV.com

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