"Ici, c'est un peu exagéré" : le confinement difficile à accepter dans les communes rurales

Romane Porcon
·1 min de lecture

À Mimet, un village de 1 800 hectares, entouré de forêts, dans les Bouches-du-Rhône, il est bien difficile de se limiter à un kilomètre de déplacement. Rémi l'avoue, il lui arrive parfois d'enfreindre la loi : "On fait de mal à personne quand on marche tout seul dans les collines. Je fais quelques escapades, je déborde un petit peu, je n'ai pas de GPS pour savoir si je suis pile-poil à un kilomètres, ou si je suis à 1,5 kilomètre effectivement. Surtout quand je pars en vélo, il y a des petits endroits, où je suis obligé de dépasser, je le fais quand même."

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Dans cette commune de 4 700 habitants, le maire avait contesté devant le tribunal la première mesure de couvre-feu et avait obtenu gain de cause, avant qu'il ne soit élargi. Aujourd'hui, certains assument de ne pas strictement respecter l'ensemble des gestes barrières, ni le confinement. "Il n'y a pas les forces de l'ordre, en tout cas je ne les ai pas vues", poursuit Rémi.

Je ne pense pas que les forces de l'ordre aient la possibilité de quadriller toutes les collines, parce qu'on en a quand même pas mal tout autour.

Rémi, un habitant de Mimet

à franceinfo

Alors certains se pensent un peu à l'abri des regards, comme pour le masque. Que ce soit en balade ou même dans le village, Henri ne le porte pas : "Avec ma femme, nous (...)

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