"C'est un monstre qui vous envahit" : quatre ans après les attentats, Guillaume, rescapé du Bataclan, vit avec "un boulet au pied"

franceinfo, Benjamin Illy

Quatre ans après les attentats de Paris qui ont fait 130 morts, Guillaume rescapé du Bataclan est parvenu à reprendre sa vie durant deux ans et demi, avant un "retour de bâton" particulièrement violent.

Il a d'abord essayé d'oublier et d'avancer pour ses deux enfants. "Comme on leur a dit 'faut être fort, faut retourner à l'école', on ne pouvait pas ne pas s'appliquer à nous-même cette ligne directrice et se dire 'bon on est fort, on a les épaules suffisamment costauds donc on va passer à autre chose'. On est dans un état d'esprit de tourner la page." Guillaume, 48 ans, publicitaire, victime du Bataclan, se décrit comme "non-touché physiquement, mais très éprouvé psychologiquement".

Il y a quatre ans, le 13 novembre 2015, il était au Bataclan avec son épouse et "une bonne demi-douzaine d'amis de ma boîte, dont un qui était un très très proche ami à moi, que j'ai vu quasiment mourir dans mes bras."

"Le deuxième 'effet kiss cool'"

Au lendemain de cette nuit de cauchemar, une psychologue arrive à les convaincre, lui et son épouse : il faut porter plainte pour être reconnus comme victimes. "Elle nous a dit il y aura un retour de bâton. Ces médecins-là savent qu'il y aura ce que j'appelle un deuxième effet "kiss cool" trois mois plus tard, cinq ans plus tard, vingt ans plus tard. On a eu une lettre du fonds de garantie disant qu'on avait le droit à une indemnisation forfaitaire. On s'est dit bon, on prend ça, on clôt le dossier et puis on (...)

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