"C'est Monsieur toujours en colère": après le recadrage de Darmanin, Bertrand se moque de Macron

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Xavier Bertrand le 2 juin 2022 sur BFMTV - BFMTV
Xavier Bertrand le 2 juin 2022 sur BFMTV - BFMTV

Six jours après, les incidents en marge du match de finale de Ligue des Champions au Stade de France continuent de faire des vagues jusqu'au sommet de l'État. Emmanuel Macron n'a que très peu goûté la gestion opérée par Gérald Darmanin et l'a fait savoir à son ministre de l'Intérieur. Pas de quoi convaincre Xavier Bertrand, le président LR de la Région Hauts-de-France.

"C'est Monsieur toujours en colère. Ce qu'on lui demande, c'est qu'il s'occupe vraiment des choses. Il a le goût de s'occuper de beaucoup de choses voire de tout, et bien qu'il assume très clairement. Il nous avait fait le coup sur les vaccins, vous vous rappelez? Leur marque de fabrique, c'est que ce n'est jamais de leur faute. Ils ont les pires difficultés à reconnaître leurs erreurs", lance Xavier Bertrand ce jeudi sur BFMTV-RMC.

"Macron doit assumer"

"On peut dire que le président était furieux", a rapporté l'entourage du chef de l'Etat à BFMTV mercredi. "Il a été demandé expressément au ministre de l'Intérieur de monter au créneau et d'arrêter d'expliquer que nous n'étions responsables de rien", a confié cette même source.

Gérald Darmanin semble avoir reçu le message. Sans varier de ses explications, jugeant que le fiasco du Stade de France s'expliquait par la vente de faux billets, il a esquissé un timide mea culpa devant les sénateurs mercredi, regrettant l'usage des gaz lacrymogènes et reconnaissant que "les choses auraient pu être mieux organisées".

Mais plus que le locataire de la place Beauvau, c'est surtout la supposée responsabilité d'Emmanuel Macron que pointe du doigt Xavier Bertrand.

"Il y a l'amitié (entre Gérald Darmanin et Xavier Bertrand, NDLR) mais c'est autre chose que de faire des choix politiques radicalement différents. Et aujourd'hui, c'est un ministre de l'Intérieur qui dépend des orientations et des décisions du chef de l'État. Il y a un responsable, celui qui veut se présenter à l'élection présidentielle et qui doit assumer", analyse encore Xavier Bertrand.

Lors du Conseil des ministres ce mercredi, Olivia Grégoire, la porte-parole du gouvernement, a assuré que Gérald Darmanin gardait "toute la confiance" du président.

Article original publié sur BFMTV.com

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