"C'est important, il me manque une partie de moi" : interdits et pourtant largement pratiqués, faut-il légaliser les tests ADN généalogiques en France ?

franceinfo

Catherine franchit le pas début 2020. Sur le conseil d’une amie, cette ancienne professeure de 65 ans, aujourd’hui à la retraite, décide de réaliser un test génétique généalogique. "Je ne connais pas la moitié de mes origines, confie-t-elle. Je ne connais pas l’identité de mon père biologique et je voulais savoir si je pouvais retrouver une trace de lui." Comme Catherine, ils seraient 100 000 à 200 000 personnes, indique l'Inserm, à effectuer ces tests génétiques dits "récréatifs" chaque année en France.

Pour un prix allant de 60 à 100 euros, des entreprises, toutes étrangères, proposent à partir d’un prélèvement ADN de retrouver des membres inconnus de sa famille, de découvrir ses origines géographiques ou encore les maladies qu'il est possible de développer en lien avec ses gènes. "Les technologies de séquençage de l'ADN se sont énormément développées ces quinze dernières années, explique Paul Verdu, chercheur en génétique des populations humaines au CNRS et au Muséum national d'histoire naturelle. Les prix ont chuté pour une qualité de séquence grande, très grande."

Cette pratique reste interdite dans notre pays, ce qui n'empêche pas une (...)

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