«C'est un handicap que l'on porte» : victime d'inceste, Ingrid raconte ses séquelles

La Ciivise publie ce mercredi une synthèse des témoignages recueillis par téléphone , par écrit ou au cours de réunions publiques. Ce bilan porte sur les conséquences de long terme de ces violences : vie professionnelle et affective, santé physique et mentale… Les séquelles sont nombreuses et surtout douloureuses dans le temps, pendant de très longues années. Violée par son père entre ses 10 et 17 ans, Ingrid a accepté de se confier sur sa reconstruction au micro d'Europe 1.

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"Un trauma"

Parmi les troubles les plus répandus chez les victimes d'inceste: les addictions. Plus d’un tiers des près de 15.000 victimes interrogées ont ainsi développé des problèmes de toxicomanie. Et cela ne concerne pas que la drogue ou l’alcool… Les conduites addictives peuvent prendre différentes formes. Et Ingrid n'y échappe pas, elle en a même longtemps souffert. "C'est surtout l'envie de mourir, des tentatives de suicide", confie-t-elle. "On peut se retrouver dans des addictions aussi sexuelles". "C'est un trauma. N'importe quelle situation, que la victime va subir un jour dans sa vie, telle qu’une odeur qui va lui rappeler sa souffrance… Va la perturber", reprend-elle. "A ce moment-là, elle va vouloir éteindre cette mémoire, en l’anesthésiant émotionnellement. D'où les drogues, les jeux, le sexe…"

Une vie amoureuse compliquée

Ingrid vit aujourd’hui beaucoup mieux, heureusement, grâce à une longue psychanalyse. Mais ses relations amoureu...


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