"C'est le fonctionnement de l'hôpital qui fait qu'on est sous tension" : le personnel du CHU de Saint-Étienne reste mobilisé

franceinfo, Mathilde Imberty

"Je n'arrive même plus à compter. Les journées de mobilisation se multiplient, on sent que les choses sortent de l'hôpital et ça, ça fait plaisir." Olivia Rondi est soignante en psychiatrie au CHU de Saint-Étienne, et vendredi 14 février, elle sortira de nouveau les banderoles et les slogans.

Un peu partout en France, les collectifs inter-hôpitaux appellent à une nouvelle journée de mobilisation. Pour dénoncer leurs conditions de travail, plus de 500 médecins ont présenté leur démission de leurs fonctions administratives et d'encadremennt. Des démissions qui ont eu lieu à l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP) mais aussi au CHU de Saint-Étienne, où vingt médecins ont pris cette décision.

500 000 euros, insuffisant

Olivia Rondi est mobilisée depuis le début : "On sent que nos collègues aussi s'autorisent à parler, à dénoncer ce qui se passe dans les services. Après, c'est dur de tenir sur la longueur, mais on est là."

Depuis la première journée nationale d'action, il y a trois mois, les "blouses blanches" de Saint-Étienne ont obtenu le déblocage de 500 000 euros, soit 0,1% du budget calcule Elisabeth Rivollier, médecin au CHU : "Cette somme va permettre de répondre à des besoins pressants de matériel (...)

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