C'est fini pour les Français au Paris beach Pro tour

Rémi Bassereau (à gauche) et Julien Lyneel manquent essentiellement d'automatismes sur le sable. (P. Lahalle/L'Équipe)

Aucune des trois paires françaises engagées à Roland-Garros ne s'est qualifiée pour les quarts de finale du Paris beach Pro tour, disputés samedi. Elles ont néanmoins pu se mesurer au gratin mondial, à quelques mois du début de la période de qualification olympique.

Une première encourageante pour Lyneel-Bassereau


Bilan : 3 défaites

Pour leurs débuts sur le circuit mondial, les anciens réceptionneurs-attaquants en indoor quittent Roland-Garros frustrés de leurs résultats, mais avec le plein d'enseignements.

Rémi Bassereau : « C'est peut-être le match (vendredi soir, défaite 21-18, 21-12) où on galère le plus, on n'avait pas pris un score comme dans le deuxième. C'est un peu dur de prendre des scores comme ça, jouer pour rien ça me gonfle. On travaille, mais ça manque d'automatismes. Je pense que physiquement et techniquement on a les trucs, mais en termes de stabilité et de décision, il faut du temps, notamment avec les coaches, car nous, on ne capte pas toutes les choses tout seuls. »

Julien Lyneel : « Le bilan est positif, même si on se prend 12 sur le dernier set du dernier match, ça fait un peu chier de lâcher. Sur notre premier tournoi on a joué les tops 2 et 3 mondiaux, on sait ce qui nous reste à faire et à travailler. C'est très enrichissant. On a énormément de choses à découvrir, à automatiser, plein de coups à développer, on en est conscients. »

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Des regrets pour Krou - Gauthier-Rat


Bilan : 1 victoire et 2 défaites (après 2 victoires en qualifications)

Leur défaite jeudi face aux Qatariens Ahmed-Cherif, 8es mondiaux, 18-16 au tie-break, leur coûte la qualification. Mais ils ne veulent retenir que le positif.

Youssef Krou : « Trente minutes de jeu, on prend une belle déculottée (face aux Italiens Nicolai-Cottafava, 21-12, 21-15 vendredi après-midi), particulièrement sur mon side out qui n'a pas été très constant. On est un peu déçus, mais globalement contents de notre prestation sur ce tournoi. »

Arnaud Gauthier-Rat : « Un petit match en dessous et c'est la punition directement, ça montre le niveau international. Si on se réfère aux résultats qui permettent de qualifier une équipe aux JO, 3e de poule c'est dans le top 12 mondial, c'est un résultat qui qualifie une équipe. Il faut 12 résultats comme ça sur deux années pour se qualifier. Avant le départ de la course aux JO, il est intéressant de voir qu'on est déjà capables de faire des résultats comme ça. »

Le naufrage puis le sursaut pour Richard-Placette


Bilan : 2 défaites et 1 victoire

Troisièmes de leur poule, les deux Françaises se sont reprises vendredi soir face aux Italiennes Menegatti-Gottardi, vainqueurs au tie-break (19-21, 21-13, 16-14). Mais elles sont apparues trop justes pour inquiéter leurs deux adversaires suisses et espérer un top 8.

Alexia Richard : « L'objectif était de jouer libérées (sur le 3e et dernier match), on n'a pas réussi à le faire sur les matches précédents, et je pense que ça s'est vu. Aujourd'hui on voit que quand on décide de jouer avec nos armes, je parle du mental, d'être à fond, de crier, de laisser nos émotions prendre place, on est une super équipe. Je suis contente parce qu'après nos deux premiers matches, je vous garantis que ce n'était pas facile. Ce qui est important c'est de savoir relever la tête, et je sors du terrain la tête haute. »

Lezana Placette : « On a été poussées par le public, on s'en est servi cette fois-ci, contrairement aux deux matches précédents. C'était important pour nous de monter qu'on a le niveau des Élite 16 et qu'on a honoré l'invitation qu'on a reçue. Ça va nous pousser pour la suite. Et on a la chance de pouvoir dire qu'on a gagné un match à Roland-Garros, tout le monde ne peut pas dire ça (elle rit). »

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