"C'est encore la course à l'échalote" : comment la caravane du Tour de France peine à prendre la roue de l'écologie

Raphaël Godet
D'ici au 28 juillet, 15 millions de goodies seront distribués sur le bord des 3 460 kilomètres de route que le peloton va traverser.

Aucun bookmaker ne l'avait vue venir, cette échappée. Fin juin, trente-quatre parlementaires de tous bords politiques ont pris tout le monde de court en publiant une tribune pour supplier la caravane publicitaire du Tour de France d'en finir avec "les gadgets en plastique" qu'elle distribue aux spectateurs massés au bord des routes. "Plus personne ne peut ignorer la pollution que ça occasionne, fulmine François-Michel Lambert, élu écologiste des Bouches-du-Rhône, qui a pris la tête de la fronde. On va encore en lancer 15 millions sur le Tour cette année. C'était peut-être bien avant, mais ça n'est plus possible maintenant !"

Sur la liste noire du député, les magnets et les porte-clés ont une place de choix. "Ce sont des goodies inutiles et polluants, et dont le public ne sait plus quoi faire une fois rentré à la maison, peste-t-il. Inutile de citer des marques, les concernées se reconnaîtront facilement."

Le public se bat pour un truc sans intérêt qui finira au mieux au fond d'un tiroir, au pire dans la nature. Ça met entre 300 et 400 ans à disparaître, ces machins.

Le député François-Michel Lambert

à franceinfo

Au milieu des chars de la caravane publicitaire, certains responsables marketing ont bien failli s'étouffer en apprenant dans la (...)

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